Enseignants

Echelle de sanctions

Utilités :

  • prévoir les sanctions à l’avance
  • faire connaitre les sanctions à l’avance (aux élèves)
  • faire comprendre que « sanction » n’est pas « punition » = entrer dans la sanction éducative

Proposition d’utilisation :

Cet outil vient en complément du Code du Calme.

Une fois ce code installé, nous nous entrainons à le respecter, nous prenons le temps de nous arrêter pour rappeler le cadre, faire expliciter aux enfants l’importance de la règle. Mais, il arrive un moment où les explicitations ne sont plus appropriées, où le cadre est bien connu de tous, et où il devient nécessaire de faire appel à des sanctions.

Notre proposition, pour une rentrée sereine, ce serait un protocole du genre « Règlement peu à peu » :

« Il y a deux aspects dans le fait de paraitre sévère, comme le livre le montre. Il y a l’aspect cadre de travail, règles de vie dans la classe qu’il faut poser et faire respecter. La recherche montre clairement que si l’enseignant est trop strict et les règles trop nombreuses cela a un effet négatif. Les élèves prennent une posture d’opposition. Il y a un autre aspect qui est le relationnel. Ce sont deux volets qu’il ne faut pas amalgamer. On peut avoir des relations positives avec les élèves tout en posant un cadre de travail strict. Un enseignant qui met en place une relation agréable avec les élèves a plus de chance d’obtenir le respect de ses élèves. C’est d’ailleurs aussi ce que disent les professeurs. »


Présentation de l’échelle

Sauf cas particulier (à gérer en équipe, ce sera le sujet d’un autre article), on devrait pouvoir à ce stade introduire cette échelle par le sens et l’origine des mots :

Essayons : on s’entraine à utiliser cette échelle (on teste avec 1 enfant qui gênerait plusieurs fois de suite, comment est-ce qu’on répond, qu’est-ce qu’on fait).


Echelons n°1, 2 et 3

Normalement, les échelons 1 à 3 suffisent pour la plupart du temps : comme déjà dit, les enfants ont le droit à l’erreur, ont le droit d’être perturbés dans leur tête, d’avoir des émotions, etc, etc… Sauf qu’ils ont aussi le devoir de laisser les autres travailler sereinement.

On peut avoir (si on a la place) une table réservée à cela, pour aller souffler, regarder des sabliers qui descendent, dessiner, gribouiller, écrire (pourquoi pas un cahier dédié, le « Cahier des Emotions » ?)…

On peut mettre un temps limité, on peut aussi dire « tu reviens quand tu es disponible ».


Echelon n°4 : isolement et fiche de réflexion

A la 4ème gêne dans la demi-journée ou dans la journée (à chacun de définir son seuil de tolérance), là, c’est que quelque chose ne va pas.

Dans nos classes, nous utilisons des fiches de réflexion dans ce cas-là, toujours dans cette idée de sanction éducative, d’aider les enfants à mieux se connaitre, à réfléchir à leurs actes et à leurs conséquences.

A noter : ces fiches s’inscrivent dans un travail plus général sur les émotions, les valeurs, les règles. Sans cela, elles perdent un peu de leur pouvoir de « guérison » (=latin sancere, rappelons-le).

Pour des fiches cycle 2 (enfants non lecteurs ou lecteurs débutant) : voir Carabouille à l’école

Les modalités d’utilisation de ces fiches de réflexion dépendent de chacun, de l’école, des collègues… :


Et on en arrive à l’échelon 5 : le cas par cas.

Il porte bien son nom, il n’y a rien de prévu pour ça, en tous cas pas dans cette échelle, et pas à ce stade de la présentation qu’on est en train de faire à nos élèves en début d’année.

Mais en vrai, en tant que professionnel, qu’adulte, qu’enseignant ou enseignante, on va quand même faire quelque chose. Plusieurs pistes, dans une liste ni exhaustive ni hiérarchisée (car ici, on est bien dans le cas par cas, et le contexte de chacun détermine les actions à mener) :

Au-delà de ces réactions de base, on entre vraiment dans le cas par cas du cas par cas, et là… ce n’est certainement pas avec un blog qu’on pourra vous donner des réponses malheureusement !

La seule chose qu’on peut dire pour finir, ce serait : « On ne reste pas tout seul » !